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AMPARIHIBE

Une fois de plus nos généreuses donatrices n'ont pas manqué le rendez-vous à Amparihibe. Elles étaient accompagnées cette fois par le Rotary Club ! Comme à leur habitude, elles ne sont pas venues les mains vides. Elles ont apporté des effets scolaires pour notre école, bien plus qu'il n'en fallait ! Ce qui nous a permis de donner plus de la moitié à l'école publique qui en a aussi bien besoin. Ces dons sont inestimables... Maintenant la balle est dans notre camp. Elles nous ont donné les moyens, à nous de faire avancer les choses. Nous leur demandons de revenir l'année prochaine pour constater les résultats. Nous prendrons notre revanche pour leur accueil qui cette fois a été un peu en de ça de l'année précédente pour diverses raisons... Encore une fois un grand merci et rendez-vous l'année prochaine. Leur venue sera pour nous une source de motivation dont nous avons besoin...

 

Nous avons mis en route un nouveau projet à Amparihibe. Nous sommes partis de 2 problèmes majeurs que connaissent les paysans malgaches : l'absence de fonds pour démarrer et une mauvaise  connaissance des techniques agricoles modernes. Le principe de base est le même que les microcrédits mais les sommes investies pour chaque famille est de l'ordre de 1 euro... Nous pouvons donc parler de nanocrédits !

 

« L'absence de fonds » est l'éternel refrain que nos paysans nous ressassent indéfiniment. En fait l'expérience montre que lorsque ce « fonds » est donné aux paysans il est rare que leur situation s'améliore. Ils le disent eux même : « si on nous donne de l'argent nous l'utilisons pour ce qui nous manque dans notre foyer ». Ce capital va ainsi rarement vers l'investissement prévu mais vers un bien de consommation courante. L'idée est donc d'apporter des semences et non de l'espèce.

 

Le deuxième souci est qu'il est très difficile de leur inculquer les techniques agricoles modernes. Plusieurs freins entravent ce progrès. D'abord la peur de prendre des risques, les techniques ancestrales sont connues. De plus, il faut apporter la technologie au fin fond de la brousse. Enfin, les nouveaux procédés nécessitent un minimum de rigueur que les paysans n'ont pas.

Ainsi nous avons élaboré un plan. Nous annulons le « risque » par l'apport de la semence. Les nouvelles méthodes sont essayées avec des semences qu'ils n'ont pas achetées, un échec n'aura aucune conséquence sur leur quotidien. De même, M. Tsimba, ingénieur agronome, viendra selon un calendrier bien défini, apporter son savoir-faire aux agriculteurs. Enfin, pour habituer  les ruraux à la rigueur nous commençons par un petit champ de 100 m2.

 

Les paysans sont très enthousiastes. Généralement ça commence toujours comme cela. Je vous tiens au courant...

 

Un paysan signant le contrat...

Monsieur Tsimba ingénieur agronome

 

 

Il s'agit d'un terme inventé par le Pr Muhammad Yunus. Le Pr Yunus a reçu le prix Nobel de la Paix en 2006 pour avoir créé les microcrédits au Bangladesh, la GRAMEEN BANK. Ces prêts accordés aux pauvres ont permis de sortir de la misère des millions de Bangladais. Il semblerait même que le Bangladesh soit un des seuls pays en voie de développement qui atteigne les objectifs du millénaire pour le développement fixé par l'ONU pour 2015.

 

Malgré un réseau de micro-crédits assez important, Madagascar ne semble pas avoir bénéficié de la même croissance économique que le Bangladesh. Ceci peut s'expliquer par un fait majeur : dans le principe de base, l'octroi d'un microcrédit n'est pas soumis à une garantie. A Madagascar, les organismes de microcrédits exigent une hypothèque qui freine l'accession à l'organisme de prêt des pauvres. De plus la mauvaise organisation des maisons de crédits malgaches fait que les sommes demandées sont débloquées tardivement dans le calendrier agricole.

 

Le Pr Yunus a élaboré un nouveau concept qui m'a particulièrement intéressé : le social-business. Un terme dont les deux noms semblent antinomiques. Il décrit le principe de ce « business » dans son ouvrage : « Vers un capitalisme nouveau ». Schématiquement, il s'agit d'entreprises comme nous le concevons habituellement mais dont la particularité est qu'elles ne cherchent pas « un profit maximum » mais la « production d'avantages sociaux ». Ces sociétés ne rémunèrent pas ses actionnaires mais réinvestissent leurs bénéfices pour agrandir l'entreprise ou partagent leurs dividendes aux salariés. De plus, elles élaborent et vendent des produits qui améliorent les conditions de vie des pauvres.

 

Jusqu'à ce jour, les tentatives de développement d'Amparihibe étaient basées sur mon expérience personnelle que j'ai acquis au contact des paysans que j'essaie d'aider. Certaines fonctionnent, d'autres pas. Mais ces 5 ans à leur contact m'ont permis de mieux les connaître. Le Pr Yunus nous  propose un principe qu'il a expérimenté. Je pense que l'on peut l'adapter pour Amparihibe.

 

Parmi les problèmes des paysans d'Amparihibe on peut en retenir deux majeurs, qui en fait n'est qu'un et un seul problème. Le premier est, après la moisson, les paysans vendent une grande partie de leur culture. Le riz qui leur reste ne suffit pas à subvenir à leur besoin jusqu'à la récolte suivante. Ils rachètent alors le paddy à des prix bien plus élevés que lorsqu'ils l'ont vendu. Le deuxième problème est en rapport avec le premier, ils doivent racheter la semence pour la nouvelle saison toujours au prix fort.

 

Il serait intéressant de créer une sociale-business qui répondrait à ces deux problèmes. Cette société pourrait :

            - en début de saison, accorder des microcrédits sans garantie  aux paysans,

            - lors de la moisson, acheter une partie de la récolte des paysans,

            - pendant la période de soudure, revendre le riz à prix raisonnable.

 

Les sommes que l'on prête à un paysan sont modestes : de l'ordre de 5 à 10 euros. Le professeur Yunus avait commencé ses microcrédits avec 27 dollars pour 4 pauvres... Avec 200 euros on pourrait aider une vingtaine de familles en début de saison. On rachèterait une partie de leur production avec 200 euros supplémentaires que l'on leur revendrait lors de la période de soudure. Bien sûr, le système comme toute entreprise doit être autonome.

Denis, membres trés actif, a passé quelques jours au village d'Amparihibé.
le village a vraiment bien évolué...
les douches sont finies...
jugez par vous même!

Un grand merci à tous pour votre soutien, en particulier à l'association Semigany et les Inner Wheel
















Amparihibé dans son ensemble : le village à gauche et les améliorations grâce à l'association


















L'école Margarette avec sa courageuse institutrice Faratiana, qui a la charge difficile de scolariser les 70 marmailles, ce n'est pas simple tous les jours!!!
















Les Bungalows...
















           De la Terre, une machine à fabriquer des briques et le      puit au centre pour avoir de l'eau, permet de réaliser des  briques, stocker à droite, et de réaliser le batiment en arrière  plan.
Là, ce sont les douches qui viennent d'être finies.








Le four solaire, les 2 éoliennes font partis du paysage quotidien d'Amparihibé.



















Les Douches construites!!!

















Le mois de novembre est difficile pour les paysans. Il s'agit de ce que l'on appelle la période de soudure. Les réserves en riz sont épuisées et la moisson ne se fera que dans quelques semaines.

Le problème vient du fait que les paysans vendent une grande partie de leur récolte juste après la moisson.

Pendant cette période, l’abondance des denrées diminue les prix et les paysans vendent à bas prix. Lors de la période de soudure la rareté des denrées fait flamber les prix.

Les paysans rachètent alors à prix fort du riz qu'ils ont vendu à bas prix...

Afin d'éviter cette spéculation le groupement « Margarett » a décidé d'acheter aux paysans le riz au moment de la moisson au prix habituel et de le revendre à prix modéré en période de soudure.

La vente aux familles en période de soudure sera limitée en quantité afin d'éviter l’achat au groupement à prix bas et de revendre à prix élevé à d'autres paysans.

L'école Margarett a le vent en poupe... Malgré les 70 élèves déjà inscrits les demandes ne cessent d'affluer.

Nous pensons construire une deuxième salle de classe. La coopération française propose un soutien financier pour les projets de développement.

Nous travaillons avec une association d'Antananarivo : « Marisol Education » pour monter le dossier...

Nous avons bon espoir que le projet aboutisse.


Il y a maintenant environ 70 élèves à l'école Margerett. Les plus jeunes ont cours le matin et jardin pédagogique l'après-midi. Les moins jeunes ont cours pratiques d'agriculture le matin et classe l'après midi.

Après une matinée dans les champs les élèves partagent un petit repas histoire de retrouver des forces.

L'équipe pédagogique est composée de deux institutrices et d'un moniteur d'agriculture.

Encore un grand merci aux Inners Wheel qui s'intéressent de près à notre petit village.

Grâce à leur générosité nous avons pu construire un puits pour le dispensaire d'Amparihibe.

 Il est prévu d'installer une pompe d'adduction d'eau fonctionnant à l'énergie solaire.

Inespéré...!!!

Les parents des enfants scolarisés dans l'école Margarett d'Amparihibé ont pris conscience de l'aide des « vazaha ». Ils ont bien compris que l'aide extérieure ne sera pas éternelle.

Ils ont décidé de se prendre en charge.

Ils ont constitué un groupement de paysans pour produire et ainsi subvenir aux besoins de l'école. Ce groupement est constitué aujourd'hui de 30 paysans. Le nom de cette entité a découlé du fait qu'elle a pris naissance autour de l'école : « Groupement Margarett »


Un des problèmes majeurs d'Amparihibé est l'absence d'eau courante au dispensaire.

Le sujet a été soulevé lors de la venue des Inners Wheel en avril 2008.

Nos généreuses donatrices ont de suite accepté de financer le projet d'adduction d'eau par éolienne.

Les travaux ont commencé. Le puits a été creusé. Les buses et le matériel nécessaire à la construction du puits ont été ramenés de Tana.

Les villageois ont participé au déchargement de tout ce matériel.

A ce jour, la maçonnerie du puits en lui-même est en cours d'achèvement.

La prochaine étape est l'assemblage du système d'adduction d'eau : c'est-à-dire la pompe, l'éolienne ainsi que la tuyauterie permettant l'adduction de l'eau du puits au dispensaire.

La fin des travaux est prévue pour début novembre 2008.


Avril 2008 :

  

L'école d'AMPARIHIBE a été inaugurée le 17/04/2008 en la présence de nos généreux donateurs les "Inner wheel". La cérémonie s'est faite pour la joie des grands et des petits.

Les donateurs ont pu apprécier le fruit de leur aide : " Le projet que vous réalisait à AMPARIHIBE est ambitieux et complet. Notre Présidente comme moi-même avons été convaincu par le sérieux de votre action. Nous saurons défendre votre action auprés du Comité National qui se réunit prochainement à LA ROCHELLE. Nous garderons toujours dans notre coeur le sourire des enfants et l'accueil chaleureux qu'ils nous ont réservé, Annie DELCASSO, Gouverneur District 70".

Février 2008 :  

Le cuiseur solaire commence à faire son chemin. Il a permis de ne plus à avoir à faire cuire au feu de bois le matin et le midi. Le soir c'est évidemment  plus difficile. En fait il suffirait d'avoir un système qui garde au chaud le repas que l'on préparerait dans l'après-midi.

C'est la prochaine étape.

Mais dès aujourd'hui : économie de bois (on divise par 4 le besoin en bois), économie de temps et c'est propre dans tous les sens du terme...

Toujours "Made in Madagascar" 





Novembre 2007:


L'eau courante à Amparihibé.

Notre petit village fétiche est ce jour en avance de 20 ans, sur les pays occidentaux.

Pendant que ceux-ci se posent encore des questions de l'utilisation d'une énergie propre et renouvelable, Amparibe se met à l'heure de l'éolienne pour son adduction d'eau.

 Le système est entièrement réalisé à Madagascar... La version électricité devrait voir le jour dans les prochains mois. Affaire à suivre...


Mai 2008:


Nous vous avions promis la version électrique de l'éolienne, la chose est faite.
Le tout "Made in madagascar". L'électricité gratis et propre : le Rêve...!!!




Les cours ont commencé le 17 janvier 2008. Cette année il n'a pas été possible de mettre les cm2 dans la nouvelle salle : nous sommes en plein milieu de l'année scolaire et nous avons eu peur que ce changement ait des répercussions sur le déroulement de la scolarité des enfants.

Aujourd'hui une enseignante alphabétise des enfants défavorisés n'ayant jusqu'ici jamais eu accès à une scolarité.

Après discussion avec le père FILIPO et pour des raisons administratives nous avons convenu que cette salle serait pour l'instant annexe de l'école catholique déjà présente à Amparihibé.


Novembre 2007 :


Elles sont là...

Après une attente de 2 ans les premiers plants de Jatropha commencent à donner des graines. La production des premiers litres de biocarburant est prévue pour avril 2008.

Pendant 40 ans "il n'y aura qu'à" cueillir les graines, ce qui est le grand avantage par rapport au colza par exemple qu'il faut cultiver tous les ans...




Avril 2007 :

Si vous reconnaissez ce qui est planté vous gagnez un séjour d'une semaine à Amparibe.

Ce sont les cultures de contre-saison des élèves. On plante en contre-saison. Vous imaginez ? Une chose que les adultes à 30 km à la ronde ne comprennent même pas.

Et plus avec l'éolienne pour monter l'eau on peut même irriguer! Jusque là on attendait que l'eau nous vienne du ciel! Révolutionnaire !

C'est une vision différente des choses que ces marmailles auront maintenant...



Réponse : ce sont des haricots



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